Notre vie n’a de sens que par l’humain en nous. Notre humanité n’a de vie que par le sens qu’on lui donne

Nos plats, aprés la collecte et la transformation...Hmmm

La devise du collectactif

La récupération, le partage, la transformation et la solidarité sont notre devise d’aujourd’hui et de demain. Tous contre le gaspillage et la précarité alimentaire !

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Pourquoi le collectactif ?

Nos objectifs

Au développement de structures de solidarité horizontale à Bruxelles.

A renforcer la sécurité alimentaire de personnes dans un état de précarité économique.

A la réduction du gaspillage alimentaire par la récupération, le traitement et la redistribution des surplus alimentaires invendus

A sensibiliser le publique sur des thèmes tels que le gaspillage alimentaire et la sécurité alimentaire.

A renforcer l’émancipation et la participation citoyenne des personnes se trouvant dans une sit-uation administrative précaireTravailler autour des déchets alimentaires réduit l’empreinte du carbone et en même temps les obstacles de la précarisation économique et sociale.

En impliquant les gens dans un projet commun comme CollectActif, les individus surmontent leur isolement et ils deviennent inclus dans une communauté bienveillante. Et en organisant les tables d’hôtes, on renforce la cohésion sociale avec un public mixte qui se retrouve autours d’un plat à base de récup.

A travers la récupération chez les vendeurs, la préparation des colis alimentaires ainsi que le moment de partage dans la préparation des repas collectifs, nous mettons en œuvre une action d’intégration concrète, un des principaux objectifs de CollectActif. L’initiative a également pour but d’être reconnu comme étant un projet d’utilité publique.

Le trajet

CollectActif a été créé en 2013 a l’initiative de six migrants sans papiers afin de transformer le problème du gaspillage en solution de la question de la précarité alimentaire. Au début comme organisateurs de tables d’hôtes à prix libre et de récupération d’invendus, le collectif a ensuite grandi .Son expérience au parc Maximilien, où CollectActif a pris en charge la gestion de la cuisine pour les refugiés, a été un tournant. Aujourd’hui, l’équipe travaille sur de nouveaux projets, toujours en lien avec la précarité et l’alimentation, la solidarité, l’écologie et l’immigration et la cohésion sociale.

Mohammed, Oualid, Abdelhak, Abdessamad, Ahsein, Ismaël, les six fondateurs de CollectActif, étaient des membres du Collectif Sans-Papiers Belgique, une  mouvement qui militait pour les droits sociaux pour des personnes sans-papiers. Pendant la période hivernale en 2013, il était question pour les fondateurs de montrer une structure de récupération et de transformation des invendus chez les marchands afin de répondre à un besoin nutritionnelle des personnes en grande précarité alimentaire et administratives.

Petit à petit, quand nous avons vu que la récup a bien marché et qu’il restait encore des aliments, nous avons décidé de cuisiner pour un publique plus large. Cette expérience nous a ouvert les yeux sur la question de la précarité à Bruxelles et la nécessite d’élargir nos activités de la récupération et la distribution alimentaire. Et comme ça, le CollectActif a vu la lumière.

Ainsi, CollectActif avec l’aide des  bénévoles  se retrouvent chaque dimanche au Marché des Abattoirs à Anderlecht, pour récupérer, trier et redistribuer les invendus alimentaires. Plus d’une tonne d’aliments à chaque marché auprès de quelques marchands qui leur donne les fruits et  les légumes restés invendus à la  fin du marché. CollectActif récupère la nourriture et la redistribue gratuitement à toutes les personnes intéressées, qui se rassemblent devant le local. En septembre 2015, en voyant que le nombre de réfugiés présent au parc Maximilien ne cessait d’augmenter, les membres de nous nous sommes dit qu’il fallait agir.

La présence de CollectActif au parc Maximilien avait pour butd’accueillir les réfugiés dans des bonnes conditions (puisque les responsables politiques s’ont lavait les mains), de garantir des repas sains et réguliers et de tisser des liens entre la Coordination des sans-papiers et le refugies. Cette expérience a donné l’opportunité d’obtenir une nouvelle visibilité au groupe ainsi de partager l’expérience avec les centaines de bénévoles de différentes classes sociales et convictions.

La solidarité horizontale

Une vision innovatrice

Le but de CollectActif est de réussir à impliquer activement des personnes qui se trouvent dans une situation administrative précaire.  A travers la récupe et le traitement des aliments, CollectActif  renforce l’émancipation et la participation de ces gens à la société.

La vision de la solidarité horizontale de CollectActif dépasse l’hospitalité et la charité,  ce sont les gens qui se trouvent en situation précaires qui prennent soin les uns des autres. La nutrition est l’instrument  qui permet au Collectif de mettre en place  un travail structurel contre la pauvreté en dehors des activités régulières.

Nous pouvons définir le travail de CollectActif comme un projet de restauration sociale dans un cadre de manifestations organisées par des associations ou collectifs, en répondant aux besoins urgents comme la question des réfugiés, en mettant en place des cuisines de campagne (Parc Maximilien).

A qui on s’adres-se ? Le Public

Le projet  CollectActif a construit des liens structurels avec des gens en situation précaire qui tombent souvent au bord du chemin dans les réseaux d’accueil réguliers. Les structures de solidarité existantes sont parfois difficilement accessibles pour atteindre la population précaire. Les personnes sans statut juridique ou des réfugiés sont rarement en mesure d’accéder aux organismes institutionnelles de soutien. Cependant, ils ont un fort besoin d’aide ciblé et d’un soutien concret pour répondre à leurs besoins de base, y compris la nourriture. En plus, des nombreux obstacles physiques, financiers et psychologiques empêchent des gens en situation précaire de trouver des points d’entrée au aide.

CollectActif offre une alternative accessible à tout le monde sans conditions et sans restrictions. En fournissant des colis alimentaires et en intégrant des personnes dans les réseaux de solidarité depuis leur arrivée, nous aidons à assurer leurs sécurité alimentaire. La composition du groupe est très diversifiée, en rangeant des jeunes aux personnes âgées, des demandeurs d’asile aux réfugiés, ainsi que les sans-abri.

Qui porte le projet ? Sans papiers, mais pas sans idées

Il y a un noyau solide de six membres fondateurs, engagés bénévolement quatre jours par semaine pour l’organisation des activités. Les revenus des tables d’hôtes organisé a prix libre servent au financement du projet. Les membres fondateurs sont ou étaient des sans-papiers. Ce projet leurs permet de s’approprier la citoyenneté et ainsi devenir un acteur de changement.

Le processus du collectactif

La collecte

Un système de solidarité horizontale en mettant en place une structure de récupération!

Le partage

Aprés la collecte direct des fruits et légumes, nous partageons la collecte meme avant la transformation.

La transformation

De la récup’ à l’assiette mais pas avant une touche  personnelle de nos chefs en cuisine !

Le partage encore !

Collectactif offre aujourd’hui plus de 1,5 tonne de nourriture chaque semaine et touche plus de 500 personnes !

Interview : CITOYENNETÉ = UN PAPIER OU UNE ATTITUDE?

Interview avec les 5 sans papiers et le seul ‘avec papiers’ de CollectActif, au mois de juin 2015 mais écrite maintenant.

Une école à 6
“Au sein du groupe, il y a des gens qui sont diplomés. Il y a des techniciens. Chaqu’un a son bagage. Mais on peut considérer Collectactif comme une école.  On apprend beaucoup: faire un planning par exemple. Cela nous a ouvert la conscience. Déjà sur comment cuisiner. Et savoir demander, communiquer, être créatif, s’organiser.”

“Et s’informer! La prise de conscience sur le gaspillage, le respect des gens en précarité.”

“Et on a installé une solidarité. A travers ce projet on installe un autre système, un système pas verticale.”

“Le groupe de 6 est là depuis le début. Nous sommes les 6 fondateurs et nous faisons la coordination jusqu’aujourd’hui. Nous sommes fermés maintenant, en tant que groupe, pour garder la dynamique.”

“Au début on a essayé d’ouvrir, avec des noirs, des Afgans… mais certaines personnes ne venaient qu’une seule fois. Cela n’a pas marché. C’est plus facile de s’ouvrir pour un coup de main que de s’ouvrir à des personnes qui veulent vraiment faire partie du groupe. Entrer dans le groupe, ça demande d’être encadré, parce que la personne doit entrer dans une dynamique, une philosophie…”
“Mais le but à terme est de diversifier avec des femmes.”

“Nous nous réunissons 3 jours par semaine: le mardi, le mercredi et le dimanche. Au sein du groupe il n’y a pas d’obligation d’être là toujours mais c’est quand même crucial.”

Citoyenneté = un papier ou une attitude?
“Nous sommes des sans papiers. Nous avons un loyer à payer. Il y a un cycle à travers les actions des sans papiers dans ce pays: les sans papiers s’organisent, on fait des actions, l’état fait une régularisation et puis il y a une stagnation dans le mouvement.”
“Il y a un message derrière nos actions: ne pas rester dans la masse mais t’impliquer dans un projet de citoyenneté, donner un exemple pour les couches précaires. On veut changer la mentalité. On ne travaille pas forcement par les médias mais à travers la société civile ou d’autres institutions.”
“C’est comme si on a une maladie, nous, les sans papiers. Mais nous, on se cache pas. Pour l’instant on n’a pas des problèmes.”
“Par rapport aux autorités il y a un bloccage. Par ex la ministre en charge de la pauvreté de la communauté flamande ne voulait pas collaborer avec nous pour ses repas 1 euro. “
“Dans son projet, ça reste un collecte pour les pauvres. Mais nous, on est pas dans cette philosophie. On est dans le respect pour l’être humain.”
“On n’a pas besoin de l’état. On n’est pas payé. Nous, on fait la cohésion sociale gratuitement. Notre public, ça va des profs universitaires, des flamands, jusqu’au sans papiers.”
“Par contre, on vise de faire une action avec Bruxelles Proprêté ou avec Bruxelles Environnement. Nous avons déjà fait une table d’hôte avec Bruxelles Environnement.”
“Un soutien politique en terme de locaux, de logistique, serait le bienvenu. Ce serait chouette d’avoir un stand à la Fête d’Environnement par exemple. C’est un grand évenement.”
“Mais on ne veut pas de clauses. On ne veut pas être obligés.”
“Même si l’état doit payer des gens pour collecter les invendus, cela rapportera encore de l’argent. Ils pouvaient donner leur budget à des organisations qui ont des projets sur papier. Il y a beaucoup d’associations dans les bureaux. Mais quel travail font-ils sur le terrain?”

Elargir et changer le monde
“Le vrai gaspillage ne se passe pas aux marchés mais entre la ferme et les supermarchés. Mais il faudra convaincre les gens de donner. On pourrait toujours transformer ça en compôte. Et composter le reste pour qu’ils n’aient pas besoin d’engrais dans l’agriculture. Ce sera zéro gaspillage.”
“On pourrait collaborer avec d’autres associations ou d’autres collectifs. On travaille sur une petite échelle maintenant mais on veut bien commencer un réseau au niveau de Bruxelles. On essaie de commencer petit avec des gens comme nous, pour après élargir.”
“Il nous faut des contacts avec des groupes qui peuvent venir chercher des quantités. Il nous faut des savoirs faire pour faire du compôte, des confitures… . Il nous faudra prendre contact avec des personnes agées. Sinon, ce sont des savoirs qui vont se perdre.”

Lire l'interview en entier

Nos recettes, aprés la collecte 😉